Tron

Tron« Tron » est une grande première dans le domaine commun du cinéma et de l’informatique. Le film permet de découvrir une image recomposée et coloriée par ordinateur. C’est superbement beau, parfait et net comme n’importe quelle vue d’univers en trois dimensions. La technique est simple. On filme d’abord des acteurs vêtus de costumes blancs sur un fond noir. Puis on les intègre dans un décor imaginé par des artistes futuristes comme Jean-Moebius-Giraud ou Syd Mead (« Blade runner »), mais reconstruit autour des acteurs par l’ordinateur. L’histoire, comme presque toujours chez Disney, est un peu simpliste. Flynn est un petit as de l’informatique. Mais il sait que les programmes qu’il crée sont volés par son ancien patron, l’odieux Dillinger. Pour mettre en échec ledit Dillinger, Flynn interroge l’ordinateur. Un coup de laser désintégrateur et le voilà projeté dans le monde microscopique des circuits intégrés. L’intérieur de la machine est plutôt du genre délire. C’est le nouveau western dans l’infiniment petit. Les programmes, à l’image de leur concepteur, se font la guerre pour le pouvoir. Ils ont des armes et des véhicules insufflés dans les circuits intégrés lors de programmations de jeux vidéo ou de simulations d’objets (comme ce très beau voilier solaire qui porte Flynn et son copain Tron vers la victoire).Tous ces mots compliqués ne doivent surtout pas affoler le néophyte. Même les pas scientifiques-pour-deux-sous, comme moi, comprennent tout. Ce n’est rien de plus que « Les sept mercenaires » version « Guerre des étoiles », mais avec les apports visuels de la vidéo et de l’informatique. L’expérience est réussie. C’est peut-être la porte ouverte sur une nouvelle forme de cinéma.

Le trou noir

La science-fiction selon le goût du jour et les studios Disney. Le « Trou noir » c’est le néant qui aspire les planètes, les étoiles et toute forme de vie, et menace le vaisseau spatial Palomino. Aventures, suspense, humour et mystère, tels sont les ingrédients de ce film un peu kitsch et désuet, sorti en France, il y a environ deux ans.

Les yeux de la forêt

Parce qu’ils cherchaient une maison à louer, un couple et ses deux filles vont se trouver plongés au cœur d’une aventure terrifiante. C’est dans une superbe vieille demeure avec une propriétaire étrange et inquiétante que Vanne, la fille aînée, est victime de phénomènes inexplicables : la vision d’une jeune fille appelant à l’aide, des courants d’air soudains, des sons et d’étranges clartés qui semblent s’échapper de la forêt, et surtout des vitres et miroirs qui se brisent sous son regard. Avec « Les yeux de la forêt » les productions Walt Disney signent pour la première fois (à l’exception du « Trou noir », film de science-fiction plus gentil que terrifiant), un film fantastique qui ne manque pas d’user de tous les artifices du genre pour effrayer. John Hough, le réalisateur, a su, avec une certaine subtilité, utiliser à fond l’ambiguïté de ses personnages, comme pour mieux désarçonner le spectateur. C’est dans le monde mystérieux de la parapsychologie qu’évoluent les différents héros de cette histoire où la forêt tient un rôle majeur. La photographie en demi-teintes contribue encore plus à créer une atmosphère lourde et poignante. Signalons que malgré le label Walt Disney, ce film est à déconseiller aux jeunes enfants.