Un meuble de toilette

exemple de meuble wcDisposer d’une grande salle de bains, un rêve pour nombre d’entre nous mais une heureuse réalité pour Mme et Mr Jean­-Jacques Durand.
Bénéficiant de 11 m2 de superficie, ils ont conçu et implanté en épi un meuble à deux vasques en complément de la baignoi­re et de la douche.

Ce meuble original se présente sous la forme d’un bloc cubique, formant rangements, qui comporte deux vasques placées tête-bêche de part et d’autre d’un élément central Celui-ci se compose de deux colonnes à claire voie encadrant un miroir double face éclairé de chaque côté par des spots encastrés dans un bandeau.

• Après plusieurs schémas d’implantation, la baignoire et la douche (cette dernière cloisonnée et fermée par un rideau) ont pris place dans deux angles opposés, sur une estrade afin d’obtenir un ensemble plus harmonieux. Astuce d’aménagement, la baignoire est prolongée sur trois côtés par des tablettes triangulaires accueillant produits de toilette et objets décoratifs. Les murs et sol sont recouverts d’un carrelage de faïence blanc rehaussé de listels découpés dans des carreaux jaunes et gris.
Les meubles bas
La structure, en carreaux de plâtre (de 7 cm d’épais,) scellés à la colle plâtre, se compose de deux parois latérales échancrées dans le bas au niveau de la plinthe. Ce qui permet à l’utilisateur de faire passer l’extrémité de ses pieds sous le meuble. Une cloison intérieure, également en carreaux de plâtre, sépare le bloc pour former deux volumes d’égale valeur.

• Les rangements sont chacun garnis de deux tablettes (intermédiaire et inférieure) qui reposent sur des tasseaux vissés chevillés à l’intérieur des parois. Leur façade, reçoit un bandeau en mélaminé, fixé comme les tablettes par des tasseaux vissés-chevillés dans les parois, et une tapée centrale assemblée par tourillon nagé au bandeau et à la tablette inférieure.

• Articulées sur des charnières à demi recouvrement, deux portes munies de poignées boutons et de loqueteaux magnétiques assurent la fermeture de part et d’autre. Comme les étagères, elles sont découpées dans des panneaux mélaminés double-face dont les chants apparents sont recouverts de bande thermocollante, simple à appliquer au fer à repasser.

• Vissé-chevillé sur les parois, le plan de toilette est un panneau de contreplaqué « marine » de 20 mm d’épaisseur dans le­quel sont découpées les fenêtres d’encastrement des vasques.

L’élément central

Les colonnes et tablettes sont elles aussi découpées dans du mélaminé double-face. Chaque colonne comprend deux éléments verticaux (un ados et un ban­deau) entre lesquels sont fixées, par tourillons collés, deux tablettes trapézoïdales. Sous la tablette inférieure est aménagé un caisson de même forme, dont les côtés sont assemblés par tourillon nage après biseautage des chants à 45°.

Fuji Velvia : retour sur un film à personnalités

Bernard Tirard vous a déjà tout dit sur la nouvelle Velvia 1 OOF (test complet dans RP 137). L’ancienne Velvia 50 restant au catalogue, le choix méritait d’être affiné, Sur ce, un « ami de la rédaction » nous ramène du Japon une troisième Velvia ! Une mystérieuse Velvia 100 (sans F) réservée au marché nippon. Il devenait donc urgent de refaire le point sur ce film mythique devenu une vraie « petite » gamme…

Reprenons les choses dans l’ordre. Au commencement était la Velvia 50 (code RVP). Longtemps unique, elle comblait depuis 1990 tous les graphistes fans des couleurs denses et saturées. Les reporters et les paysagistes aimaient bien l’utiliser les jours de grisaille: en effet son calibrage calorimétrique « optimiste » donnait un petit coup de fouet quand les couleurs naturelles restaient désespérément fades. Seul problème: la Velvia affichait théoriquement 50 ISO au compteur et sa sensibilité réelle était proche des 40 ISO. Trop lent pour des scènes d’action ou des paysages sombres cadrés sans trépied. Bref, beaucoup de « Velviaistes » réclamaient depuis de nombreuses années une nouvelle Velvia plus rapide, 100 ISO semblant un minimum.

Et voilà la 100F !

Photokina

Quand, il y a un an à la Photokina 2002, Fuji a dévoilé sa Velvia 100F (code RVP 100F), on a cru qu’il s’agissait enfin de cette version ‘’plus rapide ». Mais les nouvelles technologies utilisées et le test de Bernard Leblanc ont prouvé que la nouvelle Velvia ne dopait pas autant les couleurs que la précédente. En revanche la granularité progressait encore d’un cran (RMS de 8 contre un RMS de 9 pour la 40/50 ISO) avec une sensibilité vraiment calée à tao ISO.

Plus fine, plus rapide, plus fidèle aux couleurs difficiles, mais un peu moins saturée, voilà le premier bilan de la nouvelle Velvia 100F. Les tenants des rendus denses et saturés resteront fidèles à la 50 ISO puisque Fuji n’arrête pas sa production. Mais ces derniers auraient peut-être préféré une simple transposition de la Velvia 50 en 100 ISO. En effet pour des couleurs fines et fidèles, on dispose déjà de l’Astia en studio et de la Provia en extérieur alors autant garder le terme de Velvia pour des films « excessifs », non? Un raisonnement logique qui se tient. C’est dans ce contexte que nous avons découvert à Tokyo une Velvia 100 (sans F, donc) réservé au marché japonais. S’agit-il de la fameuse version 100 ISO du RVP 50 ?

Japanese only !

Renseignements pris auprès de Fuji, « le Velvia 100 a été conçu principalement pour les amateurs avertis japonais même si c’est aussi un produit professionnel ». Pas très clair… Il s’agirait en fait d’une version économique de la Velvia 100F, moins aboutie en termes de finesse et de justesse calorimétrique. Bref, un film plus rustique mais qui, lui non plus, ne remplace pas le Velvia 50. Si vous avez suivi jusque-là, tout va bien… Restait donc à essayer sur le terrain pendant les vacances d’été ces trois différents films pour se faire une idée plus précise: quelle Velvia choisir? Pour quels sujets? Est-il intéressant de commander au Japon des Velvia 100 ? Quelques interrogations en vrac qui méritaient bien ce test « flash-back ». Car la Velvia (comme la Kodachrome) n’est pas un film comme les autres…