Les 2 filleuls du parrain

Georgio SIMONELLIJournaliste et critique cinématographique, Georgio SIMONELLI (1906-1966) débute dans la carrière comme scénariste et monteur pendant les années 20. Opérateur d’actualités puis assistant, il commence à diriger des films dans les années 40. Simonelli se spécialise alors dans un cinéma populaire qui culmine avec le couple Franco et Ciccio, les « deux mafiosi ». La série des « mafiosi » débute en 1964 avec « I due mafiosi’, puis 1964 aussi « I due mafiosi sel Far West » et enfin 1965 « Due mafiosi contro Goldfinger » pour finir en 1966 par « Due mafiosi contro Al Capone ». « Les deux filleuls du parrain » est la traduction française de « Due mafiosi contra Al Capone ». Film d’un comique succulent, il relate les aventures des deux héros face à la criminalité chicagolaise. Franco et Ciccio sont en fait les deux inspecteurs les plus stupides de la brigade spéciale de répression contre la drogue. L’équivalent des Dupond et Dupont. Chargés d’éliminer les criminels de Chicago, ils s’arrangent plus ou moins par hasard pour séduire tellement Al Capone que celui-ci décide d’en faire ses bras droits. Série de gags comiques, rite perpétuel. Ce film détend et amuse.

Les séducteurs

Un seul week-end mais quatre séquences dans quatre pays avec en vedette quatre grands acteurs.Les séducteurs Chacun d’eux va se lancer dans une entreprise de séduction et c’est une aventure unique dans le monde du cinéma de relater ainsi, parallèlement, les exploits romantiques où les excentricités amoureuses de plusieurs hommes de nationalités différentes. Le séducteur anglais Harry, Roger Moore, c’est un chauffeur de maître qui profite de l’absence de son patron pour utiliser sa Rolls Royce et son château afin d’attirer des hôtesses de l’air aussi jolies qu’impressionnantes. Côté France, nous changeons de milieu, Lino Ventura dans le rôle de François Gueroles appartient au monde des affaires. Il se rend compte que ses sentiments pour Christine, sa secrétaire, ne sont pas aussi paternels qu’ils se plaisaient à le penser. En Italie, Armando (Ugo Tognazzi) se retrouve sans son épouse et cherche à revoir ses petites amies d’autrefois. Enfin, Skippy (Gene Wilder) sort de son hôpital psychiatrique américain pour passer un week-end de rêve avec Lauri. L’ensemble donne une comédie aigre-douce sur l’amour avec la possibilité de comparer quatre cultures. Quand on sait que les comédiens et les réalisateurs Bryan FORBES, Edouard MOLINA-RO, Dino RISI et Gene WILDER ont travaillé dans un esprit de compétition internationale, ce ne peut être qu’une réussite !

Coup de maître

Michèle LUPO est un réalisateur italien né en 1931. On lui doit entre autres « Le shérif et les Extra-terrestres » (1979), parodiant la science-fiction et « On m’appelle Malabar » (1980) qui parodie lui, le western. Michèle LUPO est aussi connu pour Africa Express (1975) où Ursula Andress est en fausse religieuse. En général, le succès de LUPO repose sur une recette simple : parodier un genre. Ainsi dans « Coup de maître au service de sa majesté britannique » est-ce le genre policier qui est imité. L’action se déroule hors des prises de vues d’un western à Madrid. L’acteur Lang est contacté par deux inconnus (Max et Miguel) qui lui offrent un travail pour le compte d’un certain Monsieur Bernard qui vit à Paris. Lang finit par accepter, et le trio se retrouve à Paris. Rencontre avec Monsieur Bernard dans un luxueux hôtel. Bernard explique que Lang devra remplacer un haut fonctionnaire auquel il ressemble beaucoup. Cette substituions permettra à Max e a Miguel de voler des diamants pour une forte somme. L’acteur Lana s’incline devant cette proposition alléchante. Tout commence…, et tout finit fantastiquement. Suspense, rire, plaisir à voir pour se détendre !

Charlie bravo

Claude BERNARD-AUBERTClaude BERNARD-AUBERT, ancien de la guerre d’Indochine, a su, dès son premier film « Patrouille de choc » (1957), évoquer la guerre sous son aspect le plus cruel mais aussi le plus humain. « Charlie Bravo », récit véridique à en croire son auteur, se veut un témoignage historique. L’action se passe après la chute de Diên Biên Phu, alors que le Viêt-Cong se rend petit à petit maître du terrain. Derniers jours dela première Guerre d’Indochine. « Charlie Bravo » est l’épopée de treize parachutistes largués en pleine brousse pour récupérer un prisonnier important : une infirmière détenue dans un village Viêt-Cong dont ils ont pour mission de massacrer tous les habitants. La retraite devient vite une fuite. Les Français sont tués les uns après les autres par Les « invisibles » Viets lancés à leur poursuite. Le chef, le lieutenant Brisac, et ses hommes comprennent peu à peu qu’ils ont été utilisés dans un but de propagande. Un journaliste leur explique que leur tragédie racontée à la une des journaux, ou entre deux chansons d’Edith Piaf à la radio, est utilisée pour faire oublier aux Français l’amertume de la défaite. En fait, la paix a déjà été signée à Genève et les Viets se sont juré d’achever le reste du commando. Mais les membres de cette mission suicide sont décidés à ne pas se laisser abattre comme du bétail. Alternance de plaidoyer contre la guerre coloniale et apologie du sens du devoir. Film au message lourd de sens, et aux scènes d’actions étonnantes.